Deux marraines olympiennes pour Collectif Sports et Orléans Métropole

Lundi 3 avril, Marie-Amélie Le Fur et Emmeline Ndongue participaient à la présentation du dispositif  Collectif Sports d’aide à la reconversion des sportifs aux entreprises d’Orléans et de sa métropole.

Organisée par la Ville d’Orléans, Formasat et Collectif Sports, et avec le soutien de la Ville de Saran et du Saran Loiret Handball qui accueillait la réunion, la soirée visait à montrer aux entreprises du territoire la place qu’elles pourront occuper dans le dispositif et leur en donner envie. Une partie des clubs qui se sont associés à la démarche étaient présents: L'OLB (Basket), l'ECO-CJF Athlétisme, l'USO Judo Jujitsu, Le Saran Handball Loiret, le RCO (Rugby) et l'Orléans Loiret Hockey sur Glace.

Pour la partie information, Véronique Barré a poursuivi l’introduction réalisée par Soufiane Sankhon l’adjoint aux Sports de la ville d’Orléans en sensibilisant l’auditoire à l’importance du sujet de l’après carrière pour les sportifs, puis exposant toute la logique du projet et sa mise en œuvre avec les sportifs, les clubs et les entreprises partenaires. Catherine Spiteri, directrice de Formasat, a conclu avec la présentation concrète des prochaines étapes.

 

Ensuite, pour donner envie, la parole a été donnée aux sportifs présents.

Evaris Muyembo d’abord, l’actuel arrière droit de l’équipe de handball de Saran a présenté son parcours, la persévérance qu’il y manifesté pour se construire un après tout en menant une carrière de haut niveau, et l’équilibre qu’il y a trouvé. Son projet est clair et il suit avec Formasat la formation qui lui permettra de le réaliser.

 

Emmeline Ndongue, l’ancienne basketteuse pivot de l’équipe de France médaillée olympique de Londres est aujourd’hui fort occupée avec son activité de commentatrice et d’ambassadrice pour les JO 2024. Elle a pour sa part expliqué la difficulté que connaissent les sportifs de sport collectif pour mener de front carrière professionnelle et études tant les contraintes sportives sont fortes et les emplois du temps serrés. Emmeline a su relever ce challenge, mais a aussi pointé l’autre problème qui consiste à lier les études suivies, les diplômes obtenus et le projet professionnel d’après-carrière. Ce projet est complexe à définir tant les sportifs ont de difficulté à ce projeter dans un métier qui fait sens et dans lequel ils vont pouvoir réinvestir toutes les qualités qui ont fait d’eux un champion.

Marie-Amélie Le Fur pour sa part, multi médaillée paralympique est encore en activité sportive et depuis 2013 employée par EDF à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux dans le cadre d’une Convention d’Insertion Professionnelle. Elle a expliqué qu’après les jeux de Londres elle ne se voyait pas poursuivre l’athlétisme sans faire autre chose par ailleurs. Comme beaucoup de sportifs, c’est une question d’équilibre, de respiration, faire autre chose pour penser à autre chose, et en l’occurrence préparer l’après-carrière. Marie-Amélie a fait la preuve à Rio que les deux objectifs ne sont pas incompatibles, même s’ils demandent une bonne organisation et une volonté manifeste de l’employeur de trouver des solutions aux problèmes d’emploi du temps qui ne manquent pas de se présenter. Son épanouissement finit d’en attester.

Les trois sportifs ont exprimé tout leur soutien à la démarche exposée pour la mise en relation avec les entreprises qu’elle offrira aux sportifs, eux si régulièrement complexés et emplis de doute quand il leur faut envisager la suite de leur vie professionnelle. Ils ont vécu l’importance de se préoccuper de l’après pendant la carrière, et ont exprimé leur enthousiasme pour les opportunités que la démarche va offrir aux sportifs orléanais.

Les entreprises ont été sensibles à leurs discours. Qu’ils en soient largement remerciés.

 

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